Description
Bruges, en néerlandais Brugge) est une ville de Belgique située en Région flamande, chef-lieu et plus grande ville de la province de Flandre-Occidentale.
Elle est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial depuis l'an 2000. La ville a même la particularité de figurer trois fois sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Pour son centre historique, pour son béguinage faisant partie desBéguinages flamands et pour son beffroi repris parmi les Beffrois de Belgique et de France. En outre, elle est aussi reprise comme Patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO pour sa procession du Saint-Sang.
Elle fut également la capitale européenne de la culture en 2002, en même temps que la ville espagnole de Salamanque.
Elle est appelée « Venise du nord » car elle possède de nombreux canaux qui encerclent ou traversent la ville et sur les bords du centre ville se trouvent encore des restes de forteresse ainsi que des moulins.
Bruges a encore un port important et héberge le Collège d'Europe.
Histoire
Bruges a joué un rôle important au Moyen Âge, époque au cours de laquelle les riches marchands de la ville relient la Baltique et la Méditerranée, point fort de la spécificité brugeoise au Moyen Âge.
Moyen Âge
Bruges apparaît au Moyen Âge en tant que place fortifiée située le long d'un bras de mer, le Zwin. Baudouin, vassal du roi carolingien Charles le Chauve, y habitait avec Judith, la fille de celui-ci qu'il avait enlevée. Pour prévenir de nouvelles querelles, le roi avait envoyé son vassal Baudouin en pays flamand où une population peu nombreuse craignait les invasions normandes qui ravageaient le littoral (Thérouanne, Dixmude, Saint-Omer, Gand…).
Baudouin fonde le comté de Flandre et étend son domaine de la région côtière jusqu'à l'Escaut et l'Artois. Il fait construire la place forte de Bruges en utilisant notamment les pierres de la cité d'Oudenburg. Nous trouvons le nom de Bruges pour la première fois vers 875 sur une pièce de monnaie.
Bruges n'est donc au IXe siècle qu'un rempart avec château et chapelle sur la place où s'élève à présent le Burg (la Place du Bourg). Au Burg s'ajoutent un marché, une cour de justice et quelques routes qui mènent à la côte ou à l'intérieur du pays. Des navires viennent y accoster. Ils pénètrent dans l'embouchure du Zwin entre les bancs de sable et la côte flamande. Ainsi Bruges se développe également comme centre commercial.
En 928, Bruges obtient le statut de ville, mais elle n'apparaît alors sur aucune carte. La ville est mentionnée sur un document racontant le transfert d'un crucifix en or vers Bruges, peut-être par peur des incursions vikings et laissant donc penser que Bruges était une ville plus sûre, ce qui laisse supposer des fortifications et une garnison.
Dans les années 1000, le Burg devient un port. Les attaques des Vikings cessent, l'artisanat et le commerce se développent, les murs de la ville et des canaux sont construits. Les comtes de Flandre confient le château de Bruges à des châtelains qui tentent de rendre la fonction héréditaire :
- Bertulphus vers 1012 ;
- Robert Ier vers 1036-1052 ;
- Baldran vers 1060-1067 épouse Dedda ou Diva ;
- Erembald de Furnes 1067-1089, meurtrier du précédent, secondépoux de Dedda ou Diva ;
- Robert II 1089-1109 leur fils ;
- Waltier 1110-1115 son fils ;
- Didier Haket 1115-1127, fils d'Erembald ;
- Gervais du Praet 1127-1130 ;
- Didier Haket rétabli 1130-1133.
Le comte Thierry d'Alsace investit ensuite la châtellenie Raoul de Nesles. Son petit fils Jean II de Nesles cède ses droits en à la comtesse Jeanne de Constantinople.
Le raz-de-marée du 4 octobre 1134 ouvre un chenal jusqu’à la baie du Zwin, de sorte que la ville a désormais un accès direct à la mer du Nord. Les habitants construisent une digue transversale (appelée damme) à l'extrémité de ce chenal pour participer ainsi au commerce international qui relie l'Angleterre, productrice de laine, la Suède, exportatrice de hareng en caque, la Gascogne, productrice de vin, et les producteurs de textiles de Flandre. Le bras de mer passe près de la ville de Damme qui va devenir un avant-poste commercial de Bruges.
En 1200, la ville obtient le droit d'organiser un marché annuel et le « privilège du droit de ville » (assorti d'avantages fiscaux) par le comte de Flandre, Philippe. Les marchands du Rhin viennent rapidement jusqu’à Bruges, puis c'est au tour des marchands hanséatiques, venus de Lübeck et Hambourg. En 1253, la Hanse y obtient des privilèges et Bruges devient l'un des trois comptoirs hanséatiques en mer du Nord, avec Londres et Bergen.
Dès la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle, des marchands de Gênes, de Venise, de Florence, de Castille, du Portugal ou d'Écosse comptent parmi les visiteurs réguliers de la ville. L'arrivée du premier marchand génois en 1277 permet non seulement le début du commerce des épices avec le Levant, mais également un perfectionnement des techniques bancaires et financières dans la ville. L'hôtel de la famille Van der Buerse est le premier centre financier européen de l'histoire boursière.
Le 18 mai 1302, lors des Matines Brugeoises, la population de la ville se révolte contre l'occupation française en assassinant les partisans du Roi de France Philippe le Bel ainsi que la garnison française, puis se rallie au comte de Flandre Gui de Dampierre et son fils aîné Robert emprisonnés depuis 1300 par le Roi de France. Deux mois plus tard, la ville prend part à la victoire flamande de la bataille des éperons d'or, contre le Roi de France.
En 1409, une bourse est créée et la ville devient le marché financier le plus sophistiqué des Pays-Bas durant le XIVe siècle. Les marchands vénitiens arrivent dans la ville en 1314. Aux XIVe et XVe siècles, des marchands de Lucques comme Dino Rapondi ou Les Époux Arnolfini s'y installent. La population de la ville passe de 35 000 habitants en 1340 à près de 100 000 en 1500.
L'âge d'or de la ville entre les XIIe et XVe siècles est donc dû à un commerce florissant axé principalement sur la draperie. À cette époque, Bruges est une véritable plaque tournante du commerce européen. Le commerce s'établit avec Londres, le nord de l'Europe et les grands ports d'Italie, Gênes et Venise, Bruges est la ville la plus riche d'Europe du Nord.
Moyen Âge
La Déclaration des Droits, approuvée par Philippe III, amène la ville à un haut degré de développement économique, architectural et culturel. Le bourgmestre Gilles III Lauwereyns, nommé en octobre 1437, doit aller demander pardon au duc de Bourgogne en janvier 1438 à Arras. Le 21 mai 1437, les bourgeois se soulèvent contre Philippe III de Bourgogne (qui échappe de peu à la mort), et la ville est alors sous la tutelle des ducs de Bourgogne. En 1436, les milices brugeoises et gantoises, de retour des sièges qu'elles ont mené en Picardie, revendiquent entre autres le retour de la souveraineté de Bruges sur le port maritime.
Époque moderne
À la fin du xve siècle, la baie du Zwin s'ensable progressivement et la liaison directe entre la ville et la mer est rompue. La Cour de Bourgogne quitte Bruges et l'empereur Maximilien Ier restreint les droits de la ville. Anvers devient la ville dominante des Flandres. La ville de Bruges s'appauvrit et passe sous domination espagnole.
La sécession des Pays-Bas espagnols, en 1584, mène au déclin final de la ville. En 1600, Bruges n'est plus qu'une ville de province. Durant le XVIIe siècle, diverses initiatives sont prises pour renouer avec le passé, les installations portuaires sont modernisées, mais sans beaucoup de succès.
Pendant la Première Guerre mondiale la ville est occupée par l'armée allemande.
Aujourd'hui, Bruges possède de nombreux musées, des lieux touristiques, comme le beffroi, un nouveau port moderne et important (Zeebruges), mais encore deux clubs de football dans la première division du football belge : Le FC Bruges et le Cercle Bruges KSV, évoluant tous deux dans le stade Jan Breydel.
Se déplacer
Le centre-ville est limité partout à 30km/h autos, piétons, cyclistes, calèches et autres engins motorisés circulent avec une grande harmonie.De nombreux parkings couverts. L´idéal : la marche à pied ou le vélo, on peut en louer à partir de 6€ la journée.
Vous pouvez laisser la voiture au grand parking couvert de la gare et bénéficier d'un forfait à 3,50€ qui permet de prendre le bus gratuitement (Aller/Retour) pour tous les occupants de la voiture. La gare est à 20 minutes à pied du centre. Si vous ne souhaitez pas marcher, le bus est très fréquent en direction de « centrum ». S'arrêter sur la grande place centrale où se trouve le beffroi, etc.
Vous pouvez aussi louer un vélo au gigantesque parc à vélos se trouvant devant la gare.
À voir
Il y a l'embarras du choix car tout se visite à pied dans un mouchoir de poche mais vous n'aurez pas terminé de tout voir en une seule journée !
- Historium de Bruges : Une immersion dans le Bruges du Moyen Âge au travers d'un film interactif et d'une suite de salles recréant l'ambiance et les décors de l'époque. L'Historium dispose également d'un balcon permettant d'avoir un panorama sur la place principale et le beffroi.
- Eglise Notre-Dame (13e-15e siècle) : avec une tour en briques d'une hauteur de 122 m, elle possède un patrimoine artistique exceptionnel dont notamment la sculpure représentant la Vierge Marie avec son enfant, chef d'oeuvre réalisé par Michel-Angelo.
- Beffroi le monument le plus remarquable de la ville, construit du 13e au 16e siècle. Une vue exceptionnelle vous attend au sommet si vous avez le courage de monter les 366 marches ! Le carillon du Beffroi (47 cloches, poids total de 27 tonnes) est le plus célèbre d’Europe.
- Cathédrale Saint-Sauveur : la plus ancienne des églises paroissiales de Bruges (12e-15e siècle).
- Musée Groeninge: les chefs d'oeuvres de la peinture Flamande.
- Musée Gruuthuis : après avoir fait le tour de Bruges, une petite halte rafraîchissante dans ce musée qui conserve des peintures, photos de Bruges et de ses monuments au cours des siècles et qui présente la vie quotidienne des habitants de Bruges. Pas moins de 17 salles.
- Hôpital Saint-Jean (également connu sous le nom de "musée Memling"): contient, entre autres, quelques chefs d'oeuvre du peintre Hans Memling.
- Le Béguinage : ensemble de petites maisons où les soeurs se retiraient dans le silence afin de prier. Petit parc à l'intérieur avec de grands arbres, cela invite à la tranquillité et au repos.
- Les derniers moulins à l'extérieur de la ville et les portes d'entrée de l'ancienne ville. Il faut un peu marcher ou mieux : y aller à vélo et se promener le long du canal qui borde les moulins.
- Le musée du Diamant : L’exposition permanente du musée illustre l’histoire du diamant au long des siècles, en portant une attention particulière à l’histoire de la cour du Grand Duché de Bourgogne à Bruges (du 13e au 15e siècle).
À faire
- Tour de bateau dans les canaux (de 4 à 7€).
- Tour du centre ville en calèche.
- Mini croisière vers la ville de Damme.
Sortir / Boire un verre
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Surtout ne manquez pas le bar aux 300 bières de Korte Zilverstraat, toutes des bières belges dans un bar très sympa, beaucoup de voyageurs s'y donnent rendez-vous. Se restaurer Éloignez-vous de la place du marché central ("Grote Markt") pour éviter les restaurants à touristes très chers (à moins de vouloir s'installer un moment pour souffler en commandant une boisson). Il y a d'excellents petits restaurant dans des petites rues adjacentes et à l'écart. Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruges - http://wikitravel.org/fr/Bruges |
Adresse
Bruges
Belgique
Lat: 51.209346771 - Lng: 3.224699497


















