Spa

Description

Spa (en wallon Spå) est une ville francophone de Belgique située dans la province de Liège en Région wallonne.

Historique

Connue pour ses eaux thermales, probablement depuis l’époque romaine, Spa commence à prendre son essor au XVIe siècle lorsque la réputation des eaux entraîne un réel commerce. Le terme Spa est devenu un terme générique pour le thermalisme en anglais et dans quelques autres langues.

Spa étant devenu un rendez-vous couru de la noblesse et de la bourgeoisie européenne, l’empereur Joseph II (après sa visite en 1781) surnomma la ville le « Café de l'Europe ». Et c’est d’ailleurs à Spa qu’est né le premier casino moderne, la Redoute, à l’initiative des co-bourgmestres Gérard de Leau et Lambert Xhrouet. Parmi les personnalités ayant séjourné à Spa, retenons Victor Hugo, le tsar Pierre le Grand, toute la famille royale de Belgique, notamment la reine Marie-Henriette qui y mourut en 1902, Alexandre Dumas père, Meyerbeer. Giacomo Casanova, fin connaisseur des villes d'eau européennes, écrit dans Histoire de ma vie que "Spa, [...] cet enclos où, au nom de je ne sais quelle convention, toutes les nations d'Europe accourent une fois l'an en été pour y faire mille folies; j'ai fait les miennes comme tout le monde", ajoutant ailleurs que "dans ce trou nommé Spa", sous prétexte de "prendre les eaux", l'on accourt "pour des affaires, pour des intrigues, pour jouer, pour faire l'amour, et pour espionner aussi". La vie mondaine au XVIIIe siècle à Spa est largement présentée dans le film Barry Lyndon de Stanley Kubrick.

En mars 1918, l’armée allemande y installa son quartier général des opérations. C’est de là que les stratèges allemands déclenchèrent la dernière offensive allemande d’envergure de la Première Guerre mondiale : l’Offensive Michael. La Conférence de Spa se tiendra du 5 au 16 juillet 1920 et fixera la frontière russo-polonaise le long de la ligne Curzon.

Après une période d’assoupissement à la fin des années 1950, le thermalisme redémarre de plus belle avec les superbes installations d’Annette et Lubin, au sommet de la colline dominant la ville. Un funiculaire permet d’y accéder.

Les environs de Spa sont propices à la promenade dans la haute Ardenne, surnommée l’Ardenne bleue, qui abrite de nombreuses étendues d’eau comme le lac de Warfaaz et le lac de la Gileppe. La région est aussi connue pour le célèbre circuit automobile de Formule 1 de Spa-Francorchamps.

Origine de Spa

Spa était au début du XIVe siècle le nom d’un lieu, d’un point d’eau, actuellement le Pouhon Pierre-le-Grand. Le bourg de Spa s’est développé, à cette époque, au sein du plus ancien centre sidérurgique du pays de Liège à l’initiative de la famille Bredar dont Collin de Spa est l’auteur. Le ban de Spa, créé vers 1335, comprenait deux concentrations urbaines, la « vilhe de Creppe » et la « vilhe » de Spas, à deux kilomètres de distance. L’industrie sidérurgique a précédé l’exploitation des eaux minérales. C’est le commerce sidérurgique qui développa les voies de communication, qui rendirent possible le développement de la ville d’eaux.

Parmi les différentes hypothèses émises sur l’origine étymologique de Spa, on retiendra celle de « source jaillissante » du latin sparsa « éparse » et « jaillissante » participe passé de spargere, ou, plus simplement, « espace libre » du wallon spâ et du latin spatia, pluriel de spatium.

Le nom de la ville est parfois présenté comme l'acronyme de la locution latine Sana Per Aquam ; il s'agit en réalité d'un rétro-acronyme, une fabrication a posteriori d'un acronyme fictif.

Spa est devenue une ville renommée grâce à ses sources d’eaux ferrugineuses. Une vingtaine d’entre elles jaillissent du sol spadois. Pline l'Ancien, il y a plus de dix-neuf siècles en parlait déjà : « En Tongrie, pays de la Gaule, il y a une source célèbre, dont l'eau, tout étincelante de bulles, a un goût ferrugineux qui ne se fait toutefois sentir que quand on finit de boire. Cette eau purge le corps, guérit les fièvres tierces, et dissipe les affections calculeuses. La même eau, mise sur le feu, se trouble, et finit par rougir. » (lib.XXXI c VIII).

En 1559 parut le fameux ouvrage de Gilbert Lymborh « Des fontaines acides de la forêt d’Ardenne et principalement de celles qui se trouvent à Spa ». Il fut traduit en latin, italien et espagnol. En 1547, déjà, Agustino, médecin du roi d’Angleterre, Henry VIII, séjournait à Spa et contribua à donner connaissance au monde de la valeur des eaux de Spa. Les bobelins européens sont alors de plus en plus nombreux à Spa. En juillet 1565, la petite noblesse des Provinces se réunit à Spa sous prétexte d’y prendre les eaux. C’est dans l’hôtel « Aux Armes d’Angleterre » qu’elle se mettra d’accord en vue de s’opposer aux édits de Philippe II, austère et intolérant ; c’est l’historique « Compromis des Nobles ». En 1654, le séjour de Charles II d'Angleterre à Spa apportera une renommée encore plus grande. Dès 1699, un système postal est mis en place entre Spa et l’extérieur.

Apogée de Spa

En 1717, le séjour du tsar Pierre-le-Grand sera marquant pour tout le XVIIIe siècle à Spa. Toute la noblesse européenne, et parmi les princes

Révolution liégeoise

L’« affaire des jeux de Spa » sera à l’origine de la Révolution liégeoise de 1789 à 1794. Le privilège donné par le prince-évêque de Liège, Jean-Théodore de Bavière aux associés de la Redoute, salle d’assemblée, contre monnaie sonnante et trébuchante, puis les procès faits entre la Redoute et leur concurrent du Waux-Hall, fort de ce privilège, enfin l’arrivée d’un troisième concurrent, le salon Levooz, remettant une nouvelle fois le privilège en question, furent l’objet d’âpres discussions politiques et juridiques en principauté de Liège. Celles-ci, donnèrent lieu à une stigmatisation de l’Ancien Régime et furent l'élément déclencheur de la Révolution liégeoise qui chassa le prince-évèque. En même temps se déroulait le soulèvement belge chassant le régime autrichien. Le résultat en fut la création des Etats-Belgiques-Unis. Mais les Autrichiens revinrent en force, tandis que le prince-évèque se réinstallait. Ces épisodes révolutionnaires et contre-révolutionnaires suivis de l'invasion des armées républicaines françaises furent suivis d'une torpeur tranchant avec le glorieux passé de la ville.

De la France à l’indépendance de la Belgique

En 1794, la principauté de Liège perdit son indépendance vieille de huit siècles, étant rattachée à la France comme département de l’Ourthe. En 1807, un incendie détruisit plus des deux tiers de la ville.

« Après l'écroulement du Premier Empire, le traité de Vienne réunit à nouveau la Belgique à la Hollande. Sous le règne de la maison d'Orange, Spa bénéficia sérieusement de la protection de Guillaume II des Pays-Bas. En 1821, un monument abrita la Fontaine du Pouhon. Les Fontaines extérieurs furent reliées à la ville par des avenues ombragées. Les promenades en montagne furent créées en 1824, la Place Royale en 1826, les premiers bains publics furent ouverts en 1827. »

Après l’éclatement de la révolution belge, le 15 août 1830 à Bruxelles, le Gouvernement provisoire réunit le Congrès national le 10 novembre qui proclama l'indépendance de la Belgique. Il décida que le pays serait une monarchie constitutionnelle, représentative et héréditaire. Il promulgua sa Constitution le 7 février 1831 et les Spadois pétitionnèrent avec la majorité du parlement afin d'obtenir pour roi le prince Léopold de Saxe-Cobourg. Celui-ci fut élu le 4 juin 1831.

En vue de développer le commerce belge, Charles Rogier présenta en 1834 un projet de construction de chemin de fer. Le 5 mai 1835, la première ligne du continent européen, Bruxelles-Malines, était inaugurée. La ligne 44 : Spa – Pepinster entra en service en 1854 et Spa – Luxembourg en 1865. L'organisation du service postal fut instaurée en 1840. Les lignes télégraphiques commencées en 1846 atteignirent Spa en 1856. Une usine à gaz édifiée à l'entrée de la ville, Avenue du Marteau, apporta, à partir de 1856, le premier système moderne d'éclairage et de chauffage. Un nouvel établissement des bains, qui avait été construit à l'entrée du Parc de Sept-Heures en 1840, en bénéficia pour développer ses moyens de cure, notamment la balnéothérapie.

Léopold II de Belgique succèda à son père en 1865. Il avait épousé en 1853 l'archiduchesse d'Autriche Marie-Henriette. Pendant près de cinquante ans, Marie-Henriette passa la saison d'été à Spa. En 1895, le couple royal acquit l'Hôtel du Midi, avenue du Marteau et le transforma en résidence royale. En 1877, le roi et la reine assistèrent à l'inauguration des tribunes de l’hippodrome de la Sauvenière. Le 29 juin 1879, ils apprécièrent l'avancement des travaux de construction du Pouhon Pierre le Grand et le Roi contresigna peu après la loi de protection des eaux minérales de Spa. En 1880, la rivière du Wayai fut recouverte dans sa traversée du Parc de Sept-Heures où l'on édifia deux pavillons et la galerie Léopold II. Le premier meeting automobile se déroula à Spa, le 10 juillet 1896 en présence du prince Albert. Le vendredi 19 septembre 1902, dans la soirée, le glas annonça le décès de SM la reine Marie-Henriette qui s'était installée à Spa. Les funérailles se déroulèrent le 22 septembre en présence du roi et du prince héritier Albert.

Première et Seconde guerre

Lors de la Grande guerre de 1914-1918, Spa fut un des centres de convalescence allemand les plus importants de 1914 à 1917. Le grand quartier général du Kaiser Guillaume II fut, en 1918, le dernier lieu où celui-ci résida avant sa destitution du fait de la capitulation allemande. En 1920, la conférence de Spa est une de celles qui traitèrent des réparations dues par l'Allemagne aux Alliés.

La Seconde Guerre mondiale vit Spa réoccupée par les allemands mais échappa à la bataille des Ardennes en 1945 qui s’arrêta, heureusement pour elle, juste à ses portes.

Après-guerre

Le plan Marshall, aida la Belgique à se redresser rapidement. Les années 1950 puis 1960, amenèrent progressivement au développement du tourisme de masse remplaçant à point nommé la clientèle d’élites de Spa. Ce sont les décennies du tourisme social aussi, avec une fréquentation de plus en plus nombreuse d’une clientèle flamande et hollandaise, alors que le wallon se rend en masse à la côte belge en Flandre. Le tourisme de délassement prend le pas sur l’aspect thermal de Spa.

Le 17 mai 1983 à l'occasion du 400e anniversaire de l'exportation des Eaux de Spa, SM le roi Baudouin a visité les nouvelles installations de la SA Spa Monopole, l'Institut d'hydrologie Henrijean et l'Établissement Thermal. Un train spécial Bruxelles-Spa amena au matin les congressistes et les journalistes étrangers et belges. Au nom du Groupement européen et de l'Union européenne des Sources d'eaux minérales naturelles dont le siège est à Paris, M. Paul Bordier, président à l'occasion du Congrès annuel de cette association, donna dans le train une conférence traitant du marché européen des eaux minérales. Puis, arrivant en hélicoptère, le roi Baudouin atterrit dans le parc de la Compagnie fermière et visita la ville et ses installations touristiques et de cure.

Les années 1980 et 1990, annoncent le début d’un renouvellement de l’infrastructure et du rayonnement de Spa. En 1994, un nouveau festival de chanson française est créé : les "Francofolies".

En 2007, 150 000 spectateurs assistent à ce festival. En 1997, le domaine de Spa-Bérinzenne ouvre le Centre d'éducation relative à l’environnement dont une des spécialités est l'eau, etc.

XXIe siècle

En 2005, un tout nouveau centre de « thermoludisme » voit le jour sur la colline d’Annette et Lubin avec vue panoramique sur la ville. Il est directement relié par funiculaire au cœur de la ville et à un nouvel hôtel de luxe.

En 2007, le circuit automobile de Spa-Francorchamps renouvelle complètement son infrastructure pour se conformer aux meilleurs standards internationaux, ce qui lui permet de continuer à accueillir, chaque année, le Grand-Prix de Formule 1 de Belgique, outre les nombreuses autres épreuves sportives annuelles.

Architecture

L’architecture de Spa aujourd’hui se caractérise par un mélange et une diversité d’époques juxtaposées du XVIIIe au XXe siècle. Loin d’être donc une ville-musée, elle offre en revanche des témoins architecturaux précieux d’une des villes d’eaux des époques modernes et contemporaines, les plus célèbres.

L’habitat de ses origines était d’architecture espagnole et de style hollandais des XVIe et XVIIe siècles. À la fin de ce dernier, Spa comptait quelque deux cents maisons et mille trois cents habitants. « Bon nombre et des plus importantes étaient d’architecture que l’on qualifiait d’espagnole ayant le toit à double tympan aigu. D’autres, non moins considérables, étaient de style hollandais : le pignon sur la rue, de hauteur assez élevée, ayant les étages en encorbellement. Toutes étaient construites de torchis, la charpente affleurant et non crépie, montrant les étrésillons en croix de St André. Les fenêtres étaient à croisillons étroits, munis de vitres verdâtres et irisées qui s’enchâssaient dans des lames de plomb ».

Vers 1650, avec la présence de plus en plus importante de bobelins, de nouveaux hôtels seront construits. L’un des plus vaste fut celui de la Fontaine d'Or. Il était situé à l’emplacement actuel des Bains de Spa construits pour sa part en 1861. L’hôtel avait la particularité d’être alimenté en eau par conduites enterrées à partir d’une source de l’abbaye des Capucins, en amont. La Fontaine d’Or était bâti sur le schéma d’une ferme en carré brabançonne d’environ trente mètres de large sur quarante mètres de long.

En 1650, cette construction entourée de murs sur ses quatre côtés, comme une forteresse, était une initiative privée répondant aux menaces pesant sur le marquisat de Franchimont. Cette région était alors parcourue sans cesse par des troupes franches qui dévastaient tout sur leur passage et se livraient au pillage. D’ailleurs, pour parer à l’insécurité des habitants, le prince enjoignit aux principales villes de Franchimont : Verviers, Theux et Spa, d’élever des murailles autour des bourgs, d’y pratiquer des portes, et de placer à ses entrées des corps de gardes bourgeoises. Avant cette fortification, c’était l’église bâtie sur un rocher et entourée du cimetière enclot de murailles qui servait en quelque sorte de forteresse.

Le XVIIIe siècle vit la ville se parer de nouveaux hôtels de maître et de maisons d’Assemblées dans le goût du temps, néo-classique. Entre 1748 et 1781, le nombre de maisons nouvelles à Spa s’est élevé à cent quatre-vingt. Les maisons privées en pan de bois sont remplacées par des constructions de brique et pierre de taille à toit d'ardoises ou de tuiles. La ville compte alors près de deux mille cinq cents habitants. En 1770, on comptait déjà sur le plan des frères Caro, plus d’une centaine d’hôtels. L’incendie des deux tiers de la ville le 22 juillet 1807, fit disparaître bien des traces historiques de ces âges. La plus ancienne maison de Spa subsistant aujourd’hui est l’hôtel du Grand Maur, datant de 1740. Il est devenu aujourd’hui un restaurant gastronomique : l’auberge du Grand Maur, rue Xhrouet, 41. Pour illustrer le XVIIIe siècle aujourd’hui, retenons notamment le Grand Hôtel (1772), actuel hôtel de ville, place de l’Hôtel de Ville, 44, l’hôtel de Lorraine (1760) de style Louis XV, place Pierre-le-Grand, 1, le Waux-Hall (1769), rue de la Géronstère, 10.

Dès 1762, la construction de la Redoute, premier casino moderne du continent européen, engendra de nombreuses et nouvelles initiatives architecturales. La Redoute de Spa était, d’après les dires de contemporains, la plus jolie et la mieux entretenue en Europe de ce que l'on appelait des maisons d’assemblée, c'est-à-dire des lieux construits par des propriétaires privés pour y accueillir le public. Elle est qualifiée alors de « délicieuse bonbonnière blanc et or ». Elle comprenait une salle de bal, un théâtre et une salle de jeux. La Redoute créa à Spa une ambiance d’élégance et de luxe qui avait manqué jusque là pour répondre aux attentes d'une clientèle riche.

Le XIXe siècle, celui de la renaissance de Spa sur ses cendres de 1807, vit l’érection de nombreuses constructions dont on retrouve heureusement encore maintenant quelques témoins comme les Bains (1862), le pavillon des Petits-jeux et la galerie Léopold II (1878) du parc des Sept-Heures, l’église Notre-Dame et Saint Remacle (1885) et quelques villas et châteaux privés de la haute bourgeoisie de la fin du siècle, comme le château d’Alsa (1869) ou la Villa des Fleurs (1880), qui aimait dans des styles éclectiques venant du passé montrer ostensiblement son statut privilégié.

Le XXe siècle à Spa, poursuivit avant guerre la période de la fin du XIXe. Il y fut alors construit plusieurs immeubles de style Art nouveau comme la Maison Charlier ou la Villa Henrijean. On compta à Spa, cinq cents « maisons de plaisance », villas et châteaux, dont trois cents quarante aux alentours du centre-ville dans de larges propriétés boisées comme le manoir de Lébioles de 1905. D’ordre privé, il n’en reste que quelques dizaines reconverties souvent en maisons de retraite ou villégiature de luxe proposées en location.

Après-guerre, Spa se modernisa et répondit aux attentes de confort d’un tourisme de masse. À titre d’exemple, citons le centre de vacances familiales Sol-Cress qui vit le jour sur la colline d’Annette et Lubin dans les années 1960 dans le style moderne et dépouillé de cette décennie. Il sera rénové et agrandit selon les nouvelles normes de confort touristique des années 1990 et s’adjoignant de nouveaux bungalows indépendants dans un style purement fonctionnel pour un total de cent cinquante deux chambres.

Le XXIe siècle s’ouvrit en 2006 sur une initiative politique et architecturale majeure : un nouveau centre thermal relié par funiculaire, à travers la colline boisée d’Annette et Lubin, à un nouvel hôtel de luxe au centre-ville aux normes architecturales internationales. En 2008, Spa, comme ensemble thermal, posera sa candidature à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Tourisme et commerce

Le secteur Horeca à Spa en 2007 se répartit entre 16 hôtels, un centre de vacances familial, une trentaine de chambres d’hôtes, une dizaine de gîtes ou meublés de vacances ou de tourisme, un camping, 45 restaurants et 15 cafés, bars, brasseries. L’association des hôteliers et restaurateurs de Spa et de ses environs (AHRS Spa) créée en 1905 regroupe une grande partie d’entre eux.

Le secteur hôtelier compte une gamme complète de catégories, des hôtels quatre étoiles aux chambres deux étoiles. Les chambres d’hôtes et les gîtes de charme viennent compléter l’offre avec des catégories de quatre à deux épis ou clés. Le centre de vacances Sol Cress, propose 300 lits dans une ambiance familiale. Le camping du Parc des Sources aussi répond à la demande des adeptes de tentes ou caravanes. Dans le cadre de manifestations sportives ou culturelles spécifiques ou en périodes de vacances scolaires, il arrive régulièrement que l’hébergement à Spa soit proche de la saturation. Les communes avoisinantes du « Pays des sources », Jalhay, Stavelot, Theux et Trois-Ponts, répondent aussi fort heureusement à la demande avec une offre de qualité.

Le secteur de la restauration suit cette large palette de clientèle touristique, des restaurants gastronomiques, principalement de cuisine française et régionale, aux brasseries de qualité en passant par six pizzerias, cinq friteries snack ou trois restaurants chinois. Six hôtels possèdent leur propre restaurant. Sol Cress quant à lui, propose une restauration familiale variée. Une dizaine de pâtisseries et salons de glaces ouvrent leur tea-room pour quelques douceurs propres à la région.

Les centres d’intérêts touristiques de Spa à travers l’année, sont multiples : d’amoureux de la nature partant pour de longues balades en Hautes Fagnes, aux passionnés de Formule 1, en passant par les festivaliers des Francofolies, les couples d’amoureux ou les familles souhaitant vivre simplement de belles vacances en Ardenne, sans oublier celles ou ceux qui aiment à s’offrir un séjour thermal de remise en forme, on l’oublierait presque. Spa ne connaît pas de pôle économique touristique spécifique si ce n’est elle-même mais bien un environnement exceptionnel, une infrastructure et de nombreux événements culturels et sportifs qui font sa réputation. L’office du tourisme de Spa, place Royale, 41, occupant l'ancien pavillon des Petits-jeux, offre 365 jours par an une information détaillée mais aussi, une boutique, la location de matériel pour les manifestations sur son territoire et une galerie d'art. Conjointement, la Maison du Tourisme du Pays des Sources regroupant Spa, Theux, Jalhay, Stavelot et Trois-Ponts élargi cette information. Enfin, l’Aqualis Convention bureau couvrant tout le territoire de l'Ardenne bleue, soit les 29 communes de l'arrondissement de Verviers, a son siège à Spa, rue Léopold, 1. Ce Bureau a pour objet principal l'organisation de congrès, d'incentives et de séminaires dans cette partie de la Région wallonne. On peut dire d'un point de vue économique, que Spa se concentre sur un tourisme événementiel, un tourisme « nature » et un tourisme « d’entreprise ». Le tourisme lié à son patrimoine historique a un potentiel jusqu'ici largement sous-exploité.

Commerce

L’activité commerciale forte de quelque 200 commerces se concentre dans le centre-ville autour des places Verte, du Monument et Pierre-le-Grand. Elle couvre une palette complète de biens et services, de l’habillement à la pêche en passant par les services bancaires ou la location de VTT. Quatre enseignes de supermarchés, un magasin Bio, une surface de surgelés et un magasin de nuit, complètent l’offre. Les boutiques de Jolités de Spa, d’artisanat local, offrent des créations uniques de valeur. Chaque dimanche matin, un "marché aux puces" se tient sous la galerie Léopold II, où se mêlent "vides greniers" et brocanteurs de la région. Le marché hebdomadaire de Spa, créé en 1979, rues Servais et Schaltin, compte 50 à 70 exposants tous les mardis matin. Une Foire aux Noix se tient chaque mois de novembre dans le centre-ville et réunit plus de 200 exposants divers et variés comme des marrons chauds et des noix.

L’Association des commerçants spadois (ACS), créée en 1957, compte en 2007 environ 150 membres. Elle a pour but « d’utiliser la cohésion associative appliquée à la prospérité de tous ». Elle réalise entre autres des opérations ponctuelles comme la promotion de sacs réutilisables, d’illuminations festives d’hiver ou de ville fleurie en été.

Casino

L’actuel casino de Spa, au sens de salles de jeux, est l’héritier du plus vieux casino au monde avec la Redoute, créé à Spa en 1763. Il est géré depuis février 2004 par le groupe Circus Belgium s.a..

L’établissement est ouvert 365 jours par an et propose : Roulette anglaise, Black Jack, Stud Poker, Cash Games et machines à sous. Il accueille aussi le championnat de Belgique de poker. Le casino est contrôlé par le ministère de la Justice. Une tenue correcte est exigée. Le casino compte restaurant et bar et plusieurs hôtels se trouvent à proximité.

Centres linguistiques internationaux

La protection des eaux de Spa a favorisé l'implantation d'entreprises non polluantes, de sociétés dites de services. Parmi celles-ci, les écoles de langues. Il y a, à Spa, deux centres linguistiques réputés: Ceran et DialoguE.

Thermes

Le thermalisme à Spa comme axe de développement économique date de 1863 avec l’érection des Bains de Spa, monument remarquable du centre-ville. Fin 2006, un nouveau centre de thermalisme s’est ouvert, et l’a remplacé, sur la colline d’Annette et Lubin avec bassins de Thermoludisme, espace Forme et Relaxation et centre de Bien-être et Beauté. La section « Sources et thermalisme » ci-dessous, détaille les Thermes de Spa. Les Thermes de Spa sont dirigés par le groupe français Eurothermes.

Festival

Les Francofolies de Spa, créées en 1994 à l’instar des Francofolies de La Rochelle et à la suite du festival de la chanson française initié à Spa dans les années 1970, ont réuni plus de 175 000 festivaliers en juillet 2010[20]. D’un début modeste, à l’initiative prémonitoire du chanteur compositeur Verviétois, Pierre Rapsat, les Francofolies de Spa sont devenues au fil des années une véritable entreprise générant plusieurs emplois permanents, nombre d’emplois à durée déterminée autant que du volontariat des habitants de la région durant la période du festival. Les retombées économiques pour la commune ne sont pas négligeables tant en termes d’image que pour l’hôtellerie et le commerce spadois. Les Francofolies de Spa, ce sont plus de 250 concerts sur cinq jours. D’autres festivals réunissent à Spa les amateurs concernés. Le festival annuel du théâtre de Spa, créé en 1959, regroupe chaque mois d’août près de 15 000 spectateurs pour une quarantaine de pièces. L’Automne musical de Spa, festival de musique classique, créé en 1985, se déroule également annuellement. Le Spa Film Festival, créé en 2003, poursuit son développement.

Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Spa_(vi

 

 

 

 

 

Adresse


Spa
Belgique

Lat: 50.492431641 - Lng: 5.864319801